Développement web et musiques électroniques

bcolin

Les blasés du web

Je sais pas pour vous, mais ces derniers temps certaines lectures de la blogospère me laissent un goût d'amertume.

D'où ça vient ce ton blasé, tout ces blogueurs qui roulent leurs muscles, ponctuent leurs phrases de lulz, de RT please cyniques, parlent avec lassitude de SERPS, pagerank sculping et autres nofollow, l'ensemble étant bien destiné à montrer qu'ils sont pas nés de la dernière pluie et qu'ils connaissent un ou deux sites US underground. Ça transpire tellement la web-blasitude moralisatrice que ça me fout le moral aux chaussettes.

Moi quand je lis ce genre de propos, je l'interprète comme "j'ai tout vu tout vécu sur le web donc cherche pas". C'est trop facile, faudrait trouver autre chose pour vous différencier de la masse, les gars.

Certes, ce sont souvent des gens qui ont connu l'internet très tôt, qui l'ont vu grandir et qui ont même grandi avec lui. Mais ce sont aussi des gens qui accueillent avec scepticisme, voire à boulets rouges, les petits nouveaux qui tâtonnent puis qui se taillent une réput' et une audience mieux et plus vite qu'eux. Mais ils vous répondront sur-le-champ qu'ils s'en moquent, qu'ils bloguent publiquement pour la beauté de l'écriture et pas pour être lus (La preuve ultime sera qu'ils ont pas d'adwords sur leur blog).

Non je n'approuve pas ce ton. Le web est devenu tellement énorme et varié, que si on dit qu'on est un blasé du web, alors on dit qu'on est un blasé de la vie.

Franchement, même si j'avais connu mille aventures à travers le monde, la gloire, l'insignifiance, la richesse, la misère, le bonheur le plus intense et la tristesse la plus profonde, à l'issu de cela je ne me considérerais pas comme un blasé de la vie.Alors pour le web, idem.

Merde, j'ai encore envie de fouiller avec curiosité le contenu d'un pauvre petit site perso, de cliquer sur des liens sans en avoir rien à foutre des analytics et autres taux de conversions. D'accompagner ceux qui tentent, qui font des erreurs et qui apprennent. Je veux rester curieux, inventif. Le web est très jeune, il n'a fait que 1% de son chemin. Tout reste à inventer.

Et pour conclure, oui, je suis un vieux du web, oui, j'ai mis en ligne des sites fait sous dreamweaver quand les blogs n'existaient pas encore, avec des balises <font>, du Comic sans et de la musique midi en boucle. Et 15 ans après, je veux continuer à voir le web comme une nouvelle terre à explorer, pleine d'énergie et de surprises.

On peut être grande gueule et rester modeste.



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Le sens du travail

Cette magnifique histoire m'a redonné un bon coup de banane, alors je l'ai traduit.

Comme vous le savez peut-être, je suis développeur chez Inedo, et je travaille sur une application plutôt sympa, appellée BuildMaster, qui aide les équipes à compiler, configurer et déployer leurs applications. Inedo, c'est une société qui produit du software en tout genres, pour les banques, l'industrie, la santé, etc. La plupart du temps, c'un travail motivant, je tire une certaine satisfaction à relever les challenges ; je rentre chez moi le soir avec l'impression d'avoir accompli quelque chose.

Mais de temps en temps, je n'y peux rien, je me pose la question : Pourquoi est-ce que je passe ma vie à développer ces tristes applications vides de sens ?

Je me suis rendu compte que cette sensation apparait particulièrement après la phase de "célébration de mise en production" d'un quelquoncque gros système sensé améliorer la productivité. Bravo ! Nous avons fait économiser des millions d'euros de futurs heures de travail à la MegaCorp, et obtenu une magnifique ligne en plus dans notre CV. Mais nous avons également rendu obsolète un étage entier d'employés sympas et travailleurs. Je suis sûr que beaucoup d'entre vous, à faire un travail de fourmi plongé au coeur du système, ont déjà eu cette sensation de non-sens.

Mais heureusement, il y a cette histoire de Ferdy, que je vais vous raconter. Elle nous rappelle qu'il est bon de rendre notre petit bout de monde plus efficace, même si on n'est ni médicin, ni astronaute ou quiquonce en position de changer le monde.

Comme beaucoup d'étudiants, Ferdy prit le chemin des TIC parce que c'était l'étape la plus logique qui s'offrait à lui. Avant même d'arriver en école, c'était un informaticien chevronné, qui s'est amusé à découvrir le BASIC, Usenet et ce genre de choses. Ainsi se sont donc enchainés les cours, les bases de données, la POO, le réseau, et voici Ferdy prêt à affronter le monde réel. Enfin presque, car pour valider son diplôme il devait effectuer 6 mois de stage dans une entreprise.

Durant son stage, il eût la chance qu'on lui confie la réalisation d'un projet complet. C'était un projet d'aide à la plannification, destiné à être intégré dans un bel intranet tout neuf. A l'époque ce genre de projets était très côté "nouvelles technos". Excitant à première vue, le projet devint finalement assez ennuyeux au fil du temps. Réunions ennuyeuses, paperasserie ennuyeuse, conf call ennuyeuses. Même le code lui-même était inintéressant. Alors Ferdy commença à avoir cette sensation. Le vide de sens.

Un jour, en déambullant mollement dans les couloirs, Ferdy croisa deux employés plus agés, qui travaillaient dans une petite pièce inconfortable et anonyme, dont la porte mentionnait "Stock". La pièce, poussièreuse, était remplie d'objets électroniques en tous genres, outils de mesure, gadgets divers et variés qui étaient utilisées par d'autres ingénieurs. Ces deux employés - Louis et Frans - avaient en charge de recevoir, calibrer et certifier tous ces équipements. Et ils étaient extrêmement irritables.

Car, en plus de leur travail quotidien de calibration des appareils, Louis et Frans étaient chargés de tous les "recoder", via un système propriétaire de bases de données sous DOS. Ceci notamment du fait de ces appareils, datant des années 70, étaient sujets au bug de l'an 2000, et cela pouvait provoquer toutes sortes de problèmes.

Pour "recoder" ces appareils - il y en avait au moins 30 000 - Louis et Frans devaient ouvrir une interface de recherche, de lister les appareils sujets au bug, de les charger individuellement, de modifier une date "99" par "50", et de sauvegarder. Durant la première année où ils étaient chargés de cette tâche, ils ne sont parvenus à recoder seulement un ou deux millers de ces appareils. Le fabricant, qui avait la main sur la procédure de recodage, assura que c'était malheureusement le seul moyen possible de procéder.

Désormais, cette tâche herculéenne et répétitive était officialisée par une petite note sur leur ordinateur : "Louis et Frans, merci de consacrer tout votre temps libre sur le recodage des ces appareils". Inutile de préciser : ce n'est pas ainsi qu'ils avaient envisagés de passer leurs dernières années de travail... d'où leur attitude aigrie et désagréable.

Ferdy, ayant compris cela, retourna à son bureau et rechercha cette petite application. Il se rendit compte qu'elle utilisait une ancienne version de dBase pour la partie base de données. Cette base pourrait facilement être ouverte et réparée par quelques requêtes bien pensées. Il sauvegarda la base, lança quelques requêtes, et... en une poignée de secondes, les 30 000 appareils ayant la date "99" étaient désormais en date "50".

Ferdy retourna à la pièce estampillée "Stock", et remplaça la note sur les ordinateurs de Louis et Frans : "Louis et Frans, merci de consacrer tout votre temps libre pour acheter le café".

Aujourd'hui, Ferdy travaille comme architecte applicatif chez un grand fabricant d'électronique. Lorsque, de temps en temps, il se demande "Mais ce que je fais a-t-il un sens ?", il se rappelle l'histoire de Louis et Frans et des 30 000 appareils. Sauver ces gens d'un enfer de plusieurs années de saisies manuelles : ça, ça a du sens.



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Le blues du voyageur

Le plus dur, quand on fait un beau voyage, c'est le retour....

Je reviens de New York, j'y ai passé une semaine avec ma petite femme. Cette ville, c'est une tuerie, c'est... les mots manquent. Ça te file une de ces patate, man !

Se rendre à New York juste en ce moment, ça a quatre avantages :

  • C'est pas cher, c'est hors saison.
  • Ya pas beaucoup de touristes, c'est plus sympa, très peu d'attente pour visiter les symboles (Statue de la liberté, Rockefeller center, Empire State Building...)
  • Il fait ni super chaud, ni super froid. Suffit d'un bon manteau (bonnet et gants recommandés néanmoins) et New York est à vous !
  • Pour 100 €, tu peux dépenser $140, vive l'euro fort !

New York, et les states, c'est la première fois pour moi et j'ai littéralement été marqué au fer rouge par cette ville. Il y aura désormais un AVANT et un APRES New York.

J'ai donc bien envie de partager quelques bonnes adresses avec vous !

Un bon hotel pas trop cher et bien situé ?
J'ai squatté au Park Central Hotel, situé juste à côté de Central Park, à 2mn du coeur de Time Square. Bonnes chambres et super emplacement.

Faire les attractions sans se prendre la tête ?
Commandez un City Pass en ligne avant de partir. C'est pas cher et tu passes sans faire les files d'attentes. Royal !

Où manger le meilleur burger de New York ?
Ahah ! Difficile question. Je n'ai bien sûr pas pu tous les essayer, mais le meilleur que j'ai mangé était au Prime Burger. Ce sont des petits burgers (du diamètre d'une grande soucoupe à café) mais alors... Et pour vous mettre dans l'ambiance, regardez cet épisode de How I Met Your Mother.

Où trouver un grand choix de fringues pas cher ?
J'ai trouvé mon bonheur au Century 21 (oui, comme l'agence immobilière en France). Magasin moche mais choix et prix stupéfiants. Faire aussi un tour au Macy's, qui se réclame être le plus grand magasin du monde, rien que ça.

Petit bonus pour les amateurs de musique électronique :
Faire un tour au Rogue Music Store pour trouver pleins de machines électroniques, des synthés, des trucs vintages etc. Si vous cherchez des CD ou vinyls, aller chez Other Music, magasin bien sympatoche avec des punks et du gros son dedans.

Votre serviteur, au premier plan :)

Voilà, je suis rentré chez moi, j'encaisse doucement le décalage horaire. Qu'est-ce que c'est dur d'aller pousser son chariot au supermaché du coin après un tel voyage.

Je me surprend à parcourir les offres d'emploi à NY... c'est grave, docteur ?



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La problèmatique des billets sponsorisés

Voilà, comme ça mon opinion sur les billets sponsos est donnée : Tant que c'est signalé, pas de problème. Sinon, ça casse le lien de sincérité entre le blogueur et le lecteur, donc dans mon cas, basta.

Et le blogueur se retrouvera certainement tout seul, à hurler qu'il fait ce qu'il veut, qu'on a pas à lui faire la morale, etc.

Superbe haha
KetA - site
GG
boulonnais


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L'écran noir

Il y a certaines choses auxquelles je ne suis pas habitué...

Comme ce samedi matin par exemple. Un réveil tout ce qu'il y a de plus habituel. Café bien chaud, biscuits, lumière douce du matin par la fenêtre, il est 10h14. J'allume ma vieille tour poussiéreuse pour consulter les mails et actus du jour. * Clic *

Pas de réaction. Hm, j'ai du mal appuyer. * Reclic *

Rien.

Aurais-je débranché l'alim par erreur ? Non, tout est nickel. Aïe.

Je pense aux 2 ans de travail acharné accumulés dans le disque dur. Depuis quand date ma dernière sauvegarde ? Meerde, au moins plusieurs mois.

Autant en software, je pense avoir mon mot à dire, mais en hardware, je suis une quiche.

Restons calme. Quels sont les symptômes ? Aucun, à part un petit sifflement à la limite des ultrasons qui se fait entendre, uniquement lorsque le PC est alimenté.

Un coup de Google là-dessus laisse penser, sans surprise, que le bloc d'alimentation est HS. Bon, en route chez un ami qui a quelques vieilles antiquités dont je pourrais extraire un bloc d'alim gratos. Extraction de l'ancien bloc. Mise en place du nouveau bloc. Tiens ? Le nouveau bloc a quelques fils en moins. Je ne pourrais pas brancher d'alim sur cette espèce de fiche à 4 points au milieu de la carte mère. Merde. Je tente quand même de démarrer, et évidemment, écran noir.

Bon, en route vers le magasin d'info d'à côté. J'en ressors avec un bloc d'alim neuf. Et un ordinateur portable. (Faut pas me lâcher tout seul dans ces endroits-là)

Pendant que la carte bleue refroidit, je m'attelle à installer le nouveau bloc d'alim sur cette vielle tour. Faut forcer pour que ça rentre. Après avoir fait tomber quelques vis au fond et enfoncé un transistor dans le doigt, c'est enfin monté. Pressage du bouton Power. Yeah, back in the business !

Soulagé, je m'accorde une petite pause TV. * Clic *

Rien. Ecran noir.

Aurais-je débranché un cable par erreur ? Non, tout est nickel. Aïe.

J'appelle la hotline de mon FAI.

Vous y croiriez, vous, qu'on vous annonce - malgré que mon installation TV fonctionne impeccablement depuis plus d'un an - qu'il y a des clients autour de chez vous qui se sont abonnés au même FAI que vous, et que du coup votre débit est passé SOUS le seuil minimal pour être éligible à la TV par internet ?

Il y a des jours comme ça, faut pas trop espérer de nos écrans...

C'est triste, mais j ai ris.
Cédric - site


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Yahoo questions et réponses : Auto-suicide d'un administrateur

Comment une telle aberration est-elle possible ?

Sur le FailBlog d'aujourd'hui, un screenshot d'une question d'un administrateur du site Yahoo answers :

Traduction :

Il y a sûrement des choses à améliorer sur Yahoo questions / réponses.

Voici une suggestion intéressante proposée par un autre administrateur de Yahoo answers : "Bannir toutes les personnes noires".

Il y a néanmoins une confusion sur le terme "noir". Laissez-nous clarifier la chose : par personne "noir" nous entendons des personnes dont la peau est colorée, ou "marron". Quelles sont vos suggestions ?

 

Mais quelle mouche a piqué cet admin ?! De tels propos sont intolérables. A mon humble avis, il va pointer au chômage dans peu de temps.

Vu sur FailBlog



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Plus chère la vie

Je décerne aujourd'hui une mention spéciale au Auchan d'à côté de chez moi, catégorie "j'essaye de pomper un max de thunes au consommateur avec des méthodes douteuses, crise de pouvoir d'achat ou pas".

Sur certains trucs je n'aime vraiment pas être pris pour un con, et sur ce coup-là, la borne des limites du vase est largement dépassée.

Donc ici, la plaque de chocolot Lindt Extra Fondant (excellent chocolat, en passant) coûte 1€39. Le lot de 2 plaques coûte 2€86, soit 2 x 1€43 la plaque. Je crois que tout est dit.

Ah si, j'aime particulièrement l'ajout d'un tampon "Prix spécial" sur le lot de 2. Ca, pour être spécial, il l'est ! Non seulement on triche sur le réflexe consommateur "j'achète en plus grande quantité, donc ce sera moins cher", mais en plus on rajoute une petite étiquette pour conforter le consommateur dans ce choix qui lui reviendra plus cher. Notons aussi que ces produits ne sont pas placés directement côte-à-côte, on met un autre truc entre les deux, il ne faudrait pas que ça saute trop aux yeux, hein. Bravo. J'appelle ça de l'escroquerie.

A partir de maintenant, je posterais ici toutes les tricheries que je décèle. Ca sert pas à grand chose, mais ça fait du bien.

Sinon, rien à voir, j'ai mon billet pour le concert d'Aphex Twin à la Cité de la musique, à Paris, pour les 20 ans de Warp. Emotion, depuis le temps que j'écoute sa musique, ça me fera tout drôle de le voir en vrai. (y'aura aussi Leila, sa protégée, que j'avais vue au Grand Mix de Tourcoing, ça jette pas mal aussi).



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Comment la grande distribution fait du beurre sur le consommateur pressé

Je suis énervé. Décidement, les grands distributeurs ne reculent devant aucune pratique pour se faire de la marge sur le dos du consommateur. Y compris jouer sur le réflexe consommateur d'acheter un produit en gros afin de payer moins cher le produit à l'unité.

Si tu achètes un paquet de 4 kilos de lessive, tu peux espérer payer moins qu'en prenant 4 paquets de 1 kilo. Moins d'emballage, plus de produit acheté, donc "reconnaissance" par le fabriquant donc baisse du prix au kilo... C'est de bon sens. Hébin non.

Prix au supermarché à côté de chez moi avec l'appareil photo de mon téléphone. (Oui, j'avais l'air con à photographier le rayon, mais ça m'é-ner-ve)

Une plaquette de chocolat dessert coûte 1€67. Mais le lot de 2 vous en coûtera 3€68. L'erreur ? Il n'y en a pas. Logique financière pure. On a rarement besoin que d'une seule plaquette quand on veux faire un gâteau. Vous voici donc prévenu, et ce sera ma conclusion : Lorsque un article est disponible en plusieurs volumes, vérifiez toujours le prix au kilo.



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